L'HÉRITAGE

 

Je suis médecin généraliste dans un petite ville de province.

J'ai épousé il y a deux ans (un peu par ennui, un peu par défi et beaucoup par intérêt), mademoiselle Sophie de Bressac-Formont, fille unique d'une illustre famille désargentée dont les ancêtres, paraît-il, s'illustrèrent à la bataille de Fontenoy (1745) et au fond des oubliettes du château de Pignerol. Détails dont je me contrefiche éperdument, mais qui alimentent invariablement la conversation de mon beau-père, le marquis de Bressac-Formont, au demeurant plus plate qu'une limande meunière.

Le fait que je dirige l'unique maternité de la ville a beaucoup joué en ma faveur. Ont également compté chez Sophie, sa morgue atavique, son physique de cheval et son cinquième échec au BTS "Force de vente". D'ailleurs, jamais je n'aurais épousé une telle oie, si le destin railleur n'avait pas mis sur ma route Armèle de Bressac-Formont, son étonnante maman.

C'est elle qui m'a mis abruptement le marché en main :

- Sophie n'est pas mariable dans notre milieu. Mon imbécile de mari a fait courir le bruit de notre dèche chronique, donc c'est râpé. Mais c'est notre fille unique et nous désirons qu'elle se marie avec un type bien. Vous, par exemple ?

- Et elle ressemble à quoi, votre Sophie ?

Armèle n'a pas hésité une seconde :

- A son père, hélas !

Je me souviens d'avoir fait la moue.

Déjà, Armèle me plaisait terriblement. La cinquantaine fortement épanouie, elle me rappelait Catherine Deneuve, en plus boudinée, avec ce visage d'une beauté froide et lisse dont la perfection s'affaisse discrètement. J'aimais déjà son regard insoutenable, sa gestuelle languide, tout ce qui en elle respirait l'impossible jouissance, le mépris subtil des hommes, le désir de les soumettre à sa cause, à ses caprices, à son rang. Oui, tout en elle m'attirait. L'austérité factice de ses cheveux poivre et sel tirés en chignon, ses grandes lunettes bleu pâle, l'étalage provoquant de ses bijoux et jusqu'à sa voix, naturellement rauque, qui me vrillait l'estomac.

- Mais à supposer que ma situation de célibataire m'encombre - ce qui n'est pas le cas-, je ne vois pas ce qui me pousserait à conclure un tel mariage ? ai-je lancé avec un rien d'arrogance.

Armèle n'y est pas allée par quatre chemins :

- La clinique des Palmiers. Nous la rachetons au Professeur Leboursin et vous en devenez l'unique propriétaire. Autrefois, nous appelions cela une belle dot.

J'ai ricané :

- Je vous croyais dans la mouise ? Si j'en juge par la vétusté de votre château...

Elle m'a gratifié d'un sourire méprisant :

- Mon mari est un grand con, certes, mais heureusement doublé d'un expert comptable judicieux. Le moment venu, votre compte en banque se trouvera crédité d'une somme suffisante pour acheter la clinique et quelques hectares en plus, si vous souhaitez l'agrandir. Bien entendu, nous établirons un contrat en bonne et due forme.

- Bien entendu.

Et elle a conclu abruptement par un :

- Venez déjeuner demain au château. Sophie ignore tout de notre petit marchandage. Soyez discret, mais tentez de la séduire. Nous verrons après.

 

 

Toute la nuit, l'image d'Armèle m'a hanté. Je trouvais l'histoire drôle, la proposition cynique, quoique alléchante, et j'étais surtout curieux de rencontrer ma Sophie.

Je n'ai pas été déçu. Une mocheté parfaite. Laideur et fadeur avec un soupçon de morgue pour affiner sa sottise. Même dotée à l'or fin (je pensais à ma clinique), je ne me voyais pas épouser cette jument. A moins que...Et c'est là, à table, entre un marquis dissert, une Armèle impénétrable et ma future Sophie, qu'un plan machiavélique a germé.

 

 

- Alors ? m'a demandé Armèle, dès que nous avons été seuls à nouveau. Visiblement, vous êtes son genre. Nous n'aurons aucune peine à la convaincre. Et de votre côté, vous en êtes où ?

Armèle portait un ensemble de lin blanc qui lui allait à ravir. Elle rayonnait de satisfaction contenue. J'ai failli en oublier, derrière la superbe aristocrate, le maquignon et la pute qui s'ébrouaient. Ah, combien ma juvénile trentaine devait lui sembler malléable ! Et flexible, ma cupidité !

- J'ai réfléchi. Je crois que nous pourrons conclure un arrangement. A quelques détails près, évidemment.

- C'est-à-dire ? a insisté Armèle.

- Passez demain à mon cabinet. A partir de 14 heures. Nous en parlerons plus aisément.

Je tenais à peaufiner mon plan retors dans ses plus petits détails.

 

*

 

Armèle est arrivée vers 15 heures. Mon cabinet regorgeait de monde. Je l'ai faite patienter un court moment et je l'ai reçue.

Il me souvient qu'elle était vêtue de noir : tailleur noir, bas sombres et les escarpins lustrés. Toujours son armada de bijoux et sa longue chevelure, serrée, pour l'occasion, dans un chouchou rouge sang.

Elle attaqua bille en tête :

- Bon, de notre côté, tout est réglé. Notre avocat a contacté le Professeur Leboursin et nous nous sommes entendus sur le prix. Quant à Sophie, vous l'avez charmé. Le mot fiançailles lui donne déjà des picotements dans tout le corps. Alors maintenant, parlez-moi de vos "détails" !

- Je vais être avec vous d'une franchise et d'une brutalité totales. Sophie n'est assurément pas mon genre de femme et je n'ai, ainsi que vous avez pu le constater en venant ici, nullement besoin d'argent.

Armèle se levait déjà, la mine hautaine et le regard dur.

- Mais...mais vous, vous me plaisez terriblement.

Je vis se dessiner sur sa bouche un sourire carnassier.

- Donc, je veux bien épouser votre chère fille, voire lui faire deux ou trois enfants si vous le souhaitez, mais à une condition...

- Laquelle ? a demandé Armèle, visiblement sur ses gardes.

- Que vous deveniez ma maîtresse et que vous le restiez tout le temps que durera ce mariage.

Il s'est fait un silence digne des dieux.

Pendant quelques secondes, j'ai cru qu'Armèle allait me gifler. Puis, son inflexible regard s'est imperceptiblement voilé. Outrée sans doute, mais flattée assurément.

- Mais pourquoi moi ? s'est-elle étonnée de sa voix rauque.

- Parce que je suis amoureux de vous depuis que Leboursin nous a présenté au tennis-club. Parce que j'ai envie de vous respirer, de vous étreindre, de vous prendre, d'écarter vos cuisses, de vous lécher, enfin...toutes ces jolies choses qu'on appelle le désir.

- Mais, Robert, je pourrais être votre mère !

J'ai noté qu'elle m'avait appelé par mon prénom.

- Eh bien, disons que je suis amoureux de ma mère !

Pendant un court instant, nous ne nous sommes rien dit. Nos regards parlaient pour nous. Puis, Armèle a changé sa position, écartant légèrement les jambes, laissant entrevoir l'extrême limite d'un bas retenu par une jarretelle mauve.

- A supposer - je dis bien à supposer - que j'accepte votre proposition, rien ne vous assure, une fois marié, que cette relation durera !

J'avais à la fois mesuré le risque et prévenu l'objection :

- Oh, mais si ! Dès lors que nous faisons un contrat pour la clinique, nous ferons également un contrat - rédigé de votre main - pour assurer notre idylle réciproque.

- En quels termes ?

- Pour l'essentiel - je résume - vous vous engagerez à être toujours disponible, à me permettre d'user librement de votre corps, à me satisfaire pleinement (y compris dans mes petites perversions) et ce, jusqu'à un hypothétique divorce d'avec Sophie.

Imperturbable, Armèle m'a regardé comme si j'étais le portrait craché de Lucifer.

- Puis-je aussi connaître le détail de vos "petites perversions" ?

- Je vous prendrai chaque jour, quelquefois deux fois par jour. Oui, je m'en excuse, mais j'ai un très gros tempérament. Vos fellations seront indispensables et il vous faudra toujours tout avaler. Je vous sodomiserai souvent. Il m'arrivera parfois de vous déguiser : en infirmière, en pute, en religieuse, en écuyère, pourquoi pas ? en esclave repentante et fatalement punie. Ah, n'oublions pas le martinet, c'est essentiel.

- C'est tout ?

- Je trouve que pour un début, ce n'est pas mal, ai-je dit en souriant.

Alors, Armèle a eu ces paroles incroyables :

- Et dire que je vous prenais pour un zozo ! Ah, Robert, vous êtes vraiment impayable ! Je crois que, finalement, vous me plaisez encore plus que je ne saurais le dire. Venez, venez vite vous agenouiller entre mes jambes. je sens que ça coule et je ne peux plus me retenir !

 

*

 

Deux mois plus tard, le mariage avait lieu.

Trois cents invités, une femme-cheval radieuse, un marquis aux anges et mes deux contrats en poche, dûment signés.

Nous partîmes en voyage de noces en Italie et, le soir même de notre départ, Armèle tînt étrangement parole. Pendant que Sophie s'affairait auprès de nos derniers invités, belle-maman m'attendait dans une aile du château. Lorsque je la rejoignis, j'eus un choc : Armèle était nue. Enfin, presque. Elle ne portait qu'un grand chapeau blanc, orné d'un voile qui lui masquait le visage, des escarpins blancs de dix centimètres et, à la main, le modeste bouquet de fleurs d'oranger que Sophie avait tenu le matin même à l'église. Enfin, je me repaissais pleinement de cette chair grasse et blanche, de ces bourrelets délicats qui cascadaient autour de son ventre, de ce cul si splendidement cellulitique; mais également de ses attaches fines, ses cuisses fortement galbées, sa toison noire et fournie, débordante, bombée comme un rostre et qui m'anéantissait de bonheur.

Comme je restais bouche bée sur le pas de la porte, elle eut ces paroles magnifiques :

- Viens, mon chéri, nous allons communier à notre tour.

Ah, pour une communion, ce fut grandiose ! Jamais je n'avais goûté, savouré, sucé une femme avec autant de plaisir. Tout y passa, des préludes ordinaires aux pénétrations les plus violentes; et je remis quatre fois le couvert. Si experte qu'elle fût, Armèle frôla plusieurs fois l'évanouissement. Les sports de haut-niveau, n'en déplaise aux féministes convaincues, exténuent vite la quinquagénaire bedonnante. Armèle gémissait, soufflait, suppliait, criait pis qu'une truie magnifique qu'on emmène à l'abattoir. A la fin, remuée, bousculée, secouée, pénétrée par tous ses orifices, belle-maman eut du mal à se remettre debout. Lorsque nous rejoignîmes enfin mon épouse, deux heures plus tard, Armèle argua qu'il était grand temps que ce mariage finisse : "La journée l'avait littéralement épuisée"

- Mais, maman, tu es saoule ! lança Sophie en riant.

- Ah, ma pauvre fille, si ce n'était que cela ! lui répondit sa mère avec un sourire crispé.

 

 

Lorsque nous rentrâmes d'Italie, Sophie marchait les jambes en cerceau et avait pris cinq kilos. J'étais dans un état d'excitation telle qu'un cheval ne me faisait plus peur. Je m'étais accoutumé aux monstres et son gros cul de jument me transcendait. En une semaine, je l'eus impitoyablement éduquée à prendre la verge quatre fois par jour, à se réveiller la nuit pour me sucer et à me remercier poliment chaque fois qu'elle avalait ma semence. Je ne voulus plus qu'elle se rase, j'exigeais qu'elle mangeât des pâtes à tous les repas et qu'elle urinât devant moi. Bref, des broutilles, mais qui comptent dans la vie d'un couple, tout autant que la recette du taboulé libanais ou le temps précis de cuisson des spaghettis.

Armèle nous attendait sur le perron du château :

- Alors, ce voyage ? Ah, je constate que le mariage lui a fait du bien ! s'exclama-t-elle en voyant sa fille claudiquer.

- Elle est un peu enflammée. Rien de grave, ai-je avancé. Manque d'habitude.

- Ça cuit ! pleurnichait Sophie.

L'arrogante cavale était devenue mouton.

- Plains-toi, lui dit sa mère. Ça prouve au moins que ton mari t'a bien baisée.

- Il lui faudra quand même huit jours de repos, ai-je ajouté, en lançant vers Armèle un clin d'oeil complice. Ensuite, elle viendra travailler à la clinique comme aide-soignante. Je ne veux pas qu'elle reste ici sans rien faire.

- Vous avez entièrement raison, Robert. Et puis, au moins, elle sera plus près de vous. Mais...elle n'a pas un peu forci ?

- Si. Mais je veux qu'elle grossisse encore un peu. Et surtout qu'elle laisse bien pousser ses poils.

- C'est laid ! pleurnicha de nouveau Sophie.

- Mais pas du tout ! reprit Armèle. Une femme doit respirer la femelle par tous les pores. Tiens, regarde mes aisselles ?

Et je constatais avec plaisir qu'Armèle, à son tour, fleurait bon la pilosité galopante. C'était bon signe. Je progressais à l'envers, quand la femme-singe supplante enfin la femme-fleur et la femme haricot vert.

 

*

 

Pour faciliter mes rencontres avec Armèle sans éveiller de soupçon, nous nous étions installés dans le château. Une immense chambre, idem pour le lit et, comme je suis insomniaque, j'avais rapatrié mon ordinateur en permanence branché sur Internet. Ainsi la nuit, entre deux étreintes, je m'occupais d'alimenter mon site sur les perversions de ce bas monde, les conseils avisés pour l'épanouissement du couple lambda et les bienfaits de la tératologie basique. Depuis quelques temps d'ailleurs, en termes savants, je préparais un mémo sur l'adéquation de la cellulite et du poil dans l'orgasme incestueux. Tout un programme ! Freud, Sade et Bataille m'aidaient dans cette réalisation titanesque. Je ne doutais pas que mes confrères apprécieraient.

 

 

Bienheureux destin : à la suite d'un richissime héritage, le marquis s'absenta de plus en plus fréquemment, Sophie travaillait à la clinique et, le plus souvent, c'est à mon cabinet qu'Armèle s'acquittait de ses devoirs. Je ne me lassais pas de sa science, de sa patience et de la volupté qui saupoudraient nos plaisirs. Curieusement, Armèle se réjouissait de mes frasques maritales, m'incitant même à pousser l'arrogante et chevaline Sophie dans ses derniers retranchements érotiques, me suggérant parfois de nouvelles horreurs, voire de nouveaux sévices, s'ingéniant à me prouver ensuite qu'elle supplantait toujours sa fille dans les plaisirs de l'amour. Je le confesse, aussi libertin que je puisse être, j'en étais souvent surpris, sinon choqué.

 

Une nuit, vers les deux heures du matin, alors que Sophie récupérait d'une bonne séance de fustigation, je me levai en silence et descendis jusqu'aux cuisines pour boire une bière. Cet été-là, la canicule avait été atroce et la fraîcheur des escaliers de pierre me fit du bien. Comme je m'apprêtais à dépasser le salon Henri II, j'aperçus de la lumière et j'entendis des bruits de voix. Immédiatement, je reconnus le marquis de Bressac-Formont et la voix rocailleuse de belle-maman : ils discutaient.

- Alors, cet héritage ? demandait Armèle.

- C'est réglé. Toute sa fortune nous appartient. Le mariage de Sophie était la condition sine qua non exigée par la vieille Hortense. J'ai signé hier tous les actes. Cette fois nous sommes vraiment riches !

- Encore heureux ! Après tout, c'était sa fille, merde ! Et ça fait vingt-deux ans que nous l'élevons, cette grande bringue ! s'est exclamé Armèle. Putain, quand je pense à tout le mal qu'on s'est donné pour avoir ce fric !

Je connaissais trop les variations du vocabulaire d'Armèle pour être choqué.

- Oui, mais le testament l'exigeait, reprit beau-papa. Élever Sophie comme si c'était notre propre fille et la marier avant sa vingt-cinquième année. Enfin, c'est fait et nous avons la totale : le pognon, les terres, le manoir et l'usine. Tous frais payés, il nous restera presque trois milliards.

Armèle siffla comme un charretier.

- Et toi, ça se passe comment avec Robert ? demanda le marquis d'une voix neutre.

- Tout baigne. A part qu'il me met sur les rotules, ce con !

- Tu crois qu'il se doute de quelque chose ?

- Penses-tu ! Il ne voit pas plus loin que son gland ! Il baise, il baise et il baise. Point final.

- N'en fais pas trop tout de même, a renchéri le marquis. Enfin, je veux dire, essaie de te comporter comme une marquise...

- Et après ? Lorsque je tapinais à Pigalle, il n'était pas encore né. Je te signale qu'on a tout de même trente ans d'écart !

Beau-papa eut un rire de gorge :

- Figure-toi que je le sais ! Nous avons exactement la même différence d'âge avec Sophie !

- Quel cheval de remonte, celle-là ! Et tu la baises toujours ?

- Toujours. Nous profitons de tes séances journalières chez ton docteur pour nous donner un peu de bon temps. Je dois convenir qu'il l'éduque remarquablement. Elle qui suçait comme une communiante, aujourd'hui elle pourrait rivaliser avec toi. Non, je t'assure, dans un bordel elle ne dépareillerait pas !

Ils se turent pendant quelques secondes, puis la voix d'Armèle reprit :

- Bon, maintenant qu'on a le magot, qu'est-ce qu'on fait ?

- Rien, a répondu le marquis. La clinique lui appartient bel et bien. Quant à ton contrat de baise, que veux-tu qu'on fasse ? Je me méfie du loustic. Il est capable de diffuser toute cette histoire sur Internet. Non, non, évitons le scandale et gardons le profil bas.

- Quoi ! Tu veux dire que je dois me faire défoncer le cul jusqu'à la fin de mes jours ? C'était bien la peine de me retirer du trottoir quand j'avais vingt ans !

- A moins qu'ils ne divorcent, je ne vois pas vraiment de solution.

- Robert divorcer ? Tu rigoles ! Il est comme un coq en pâte, ce con là ! La mère, la fille, la clinique, le château ! Tiens, j'ai appris hier qu'il venait de se commander la dernière Porsche !

 

Trois semaines plus tard, j'ai pris possession de ma nouvelle voiture. J'ai hésité un long moment entre partir et rester, disparaître ou les encombrer de ma présence jusqu'à la fin de leurs jours. Après tout, beau-papa n'était pas loin de la tombe (il en était à son troisième infarctus), Marlène - quoi qu'elle en dise - honorait toujours ponctuellement son cher contrat, la plupart des jeunes infirmières de la clinique me faisaient des ronds de jambe, bref, même en ayant été baisé sur tout la ligne, j'étais un baisé baisant. L'image du "coq en pâte" m'a rappelé que le coq était cocu, certes, mais que la pâte était bonne.

Et je suis resté.

 

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Dessin de René Bouschet